Comprendre ce qui se joue dans notre cerveau !

  • Permettre aux élèves de travailler en groupe
  • Manipuler
  • Accompagner l’erreur
  • Laisser l’élève expliquer, partager, s’exprimer…

Plusieurs propositions sont à imaginer !

Après avoir écouté une conférence de Pascal Toscani présidente du laboratoire « grene monde », docteure en psychologie cognitive, psychologue et chercheure associée au LIRDEF à l’université de Montpellier, j’ai envie de vous partager quelques notions clés que l’on « doit » avoir en tant qu’enseignante. Je mets le mot « doit » entre guillemets car je vous invite à être bienveillant et bienveillante avec vous-même. Cette bienveillance est une priorité pour moi, de la douceur et de la patience envers nous-même, nous permet d’avancer sereinement et de bouger dans nos pratiques avec joie !

Quelques idées clés de la conférence de Pascal Toscani :

– La prise de conscience de ce qui se joue dans notre cerveau lorsque nous réfléchissons, lorsque nous prenons des décisions doit être une information prioritaire pour l’école du future. L’école devrait en faire une affaire de priorité absolue car il s’agit de notre liberté d’agir et de penser. Pour Pascale Toscani : « Il s’agit de la préservation de notre humanité en tant que sujet pensant ».

– l’erreur en apprentissage n’est pas un bug du cerveau, c’est une pépite cognitive essentielle à la réflexion, à l’apprentissage. On ne peut donc pas sanctionner l’erreur puisqu’elle est le moteur de l’apprentissage.

– Plus un enfant est en difficulté plus c’est difficile pour lui d’accepter de modifier la pensée : il est alors nécessaire de l’accompagner. Cet accompagnement favorise la plasticité cérébrale. Plus nous sommes capables de jouer avec la pensée, plus nous pouvons appréhender des contenus disciplinaires différents.

– Il est nécessaire de travailler sur les représentations des élèves pour leur permettre de construire une nouvelle représentation. A la fin de l’apprentissage, l’enseignant a pour mission de leur faire mesurer la différence : l’élève prend conscience qu’il est en train de modifier sa pensée. Comprendre ce que l’enfant comprend devient une action au cœur de notre pédagogie. « Apprendre » c’est demander à l’enfant ce qu’il sait pour pouvoir l’aider à le transformer.

– L’école a le devoir de faire comprendre que le monde n’est pas si simple et que nous avons chacun notre représentation du monde. Pour comprendre le monde et pouvoir s’y projeter, il est nécessaire de savoir prendre du recul, de se distancier. Apprendre à apprendre, apprendre à se distancier devient alors un apprentissage primordial dans « l’école de demain ».

Comment permettre à l’élève ce retour sur lui-même dans nos classes au quotidien ? Peu importe notre pédagogie finalement, c’est notre posture qui est au centre de cette mission, notamment par nos questions : Comment as-tu fait ? Qu’en penses-tu ? Echange avec ton voisin pour comprendre son fonctionnement. Les échanges entre pairs invitent systématiquement l’élève a un retour sur lui-même pour comprendre son propre fonctionnement. Qu’ai-je appris aujourd’hui ? Nous pouvons proposer aux élèves d’écrire les réponses sur des post-it (seul ou en collectif) et afficher l’ensemble sur un mur des apprentissages ! Qu’avons-nous besoin d’apprendre demain ? Quels objectifs on se donne pour la journée ? Je vous invite à apporter vos suggestions en commentaires !

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