Beaucoup d’articles, de posts circulent autour de ce thème, les contenus y sont souvent élaborés et scientifiques. En tant qu’enseignante, la neuroplasticité est pour moi à penser au quotidien avec nos élèves. Elle me donne beaucoup de confiance dans l’avenir et en même temps elle implique beaucoup d’exigence.
La plasticité une bonne nouvelle, de la confiance dans l’avenir
En travaillant autour de ce thème, j’ai senti un soulagement de découvrir la capacité de notre cerveau à se modifier tout au long de notre vie. Pour moi, pour mes élèves, pour mes enfants, je ressens une grande liberté, une sérénité de me dire : « Les choses peuvent changer c’est biologique, c’est naturel« , ‘ »Je peux apprendre de nouvelles choses tout au long de ma vie« . De nombreux parcours scolaires relatent ce que les neurosciences viennent confirmer. Nous connaissons tous des personnes qui ont démarré une scolarité fragile et qui ont aujourd’hui une situation professionnelle qui leur convient et parfois très reconnue. Je reprendrai simplement l’exemple d’un enfant qui ne parlait pas en arrivant à l’école et qui aujourd’hui est procureur.
La neuroplasticité : une exigence
Lorsque quelque chose ne convient pas dans notre quotidien, « une mauvaise habitude », nous pouvons agir dessus. Cependant, il est évident que cela nécessite un travail sur soi, un entraînement, une volonté. Il est nécessaire d’accepter la situation, de prendre conscience de ce que nous voulons changer, de trouver des leviers qui permettent le changement, de s’appuyer sur nos forces et de persévérer. Ce changement nécessite une bienveillance inconditionnelle envers soi même : un droit à l’erreur.
En tant qu’enseignante, cette exigence se situe dans notre posture, notre attitude, nos paroles, nos gestes. Le cerveau de nos élèves va s’adapter à ce qu’il entend, ressent, voit, comprend,… L’enfant est en apprentissage continue. Nous devons être exigeants dans ce que nous proposons. La bienveillance inconditionnelle envers soi-même reste de mise car nous ne sommes pas parfait et la bienveillance pour l’autre prend alors toute sa place. « Quoi qui se passe, je suis présente pour toi ? Si tu échoues, si tu te trompes, comment pourrais-je t’aider ? ». L’enfant peut alors prendre sa place et être acteur. La bienveillance ce n’est pas faire à la place de l’autre c’est lui laisser son espace en tant qu’individu et acteur. Cette posture nécessite de prendre le temps d’aller bien soi-même et de travailler avec une équipe de professionnels pour échanger sur notre quotidien, nos questionnements, exprimer nos difficultés, nos réussites, progresser,… Un métier passionnant avec un impact non négligeable sur notre bien-être et sur celui de nos élèves.
