L’histoire de ce livre me plait particulièrement car je l’ai découvert par hasard… Initialement je l’ai choisi pour un cadeau mais n’étant pas sûre du contenu j’ai choisi de le garder pour moi ! Un « choix » (le hasard ?, une chance?) qui m’a apporté du positif.
L’auteur met en avant à travers des études scientifiques et en reprenant l’histoire que la plupart des personnes sont bonnes. Il explique que certaines expériences en psychologie le prouvent de façon claire, les gens veulent s’entraider. Il prend l’exemple des guerres, l’homme combat la plupart du temps en soutien à des proches et non pour des idéologies. Il détaille également des expériences qui mettaient en avant des hommes et des femmes « mauvais » alors que ces expériences ont été soient biaisées, soient mal interprétées. Je me souviens de l’expérience de Milgram dont on m’a parlé en licence sciences humaines, dont les conclusions étaient que sous l’autorité les personnes pouvaient faire le mal « facilement » or elles le font au prix de grands efforts de la part des scientifiques et elles le font pour une raison initialement bonne (pour les sciences et la médecine par exemple). « Les gens sont prêts à aller très loin et à supporter une grande détresse pour être des gens bien, déclara-t-il des années plus tard. Les cobayes se sont fait piéger par leur désir de bien faire… » (propos de Don Mixon qui répliqua l’étude de Milgram dans les années 1970).
Dans son épilogue, l’auteur met en avant dix préceptes (extraits du livre):
- En cas de doute, partez du principe que l’autre vous veut du bien.
- Pensez en termes de scénarios gagnant-gagnant.
- Changez le monde : poser une question : Dans la pratique, il est toujours préférable de commencer par poser une question. […] D’aider les enfants à déterminer leur propre trajectoire, …
- Tempérez votre empathie, entraînez plutôt votre compassion : la compassion est plus maîtrisée, plus distanciée et plus constructive. Elle n’amène pas à partager la souffrance d’autrui, mais permet de la voir et ensuite de passer à l’action. La compassion donne de l’énergie.
- Tâcher de comprendre autrui, même si vous n’y comprenez rien : notre intelligence n’a rien d’une fine couche qui recouvrirait notre nature émotive. C’est une composante essentielle de ce que nous sommes. […] Comprendre quelqu’un sur le plan rationnel est une compétence. C’est un muscle que l’on peut entraîner.
- Aimez vos proches, comme les autres eux aussi aiment leurs proches : si on se laisse guider par la compassion, au contraire, on se rend compte qu’un étranger est toujours proche de nous. […] Il faut d’abord prendre soin de ce qui est au plus près de soi pour pouvoir accueillir ce qui est au-delà.
- Evitez les infos (journaux télévisés, …).
- Tendez la main à votre pire ennemi.
- Sortez du placard, n’ayez pas honte de faire le bien.
- Soyez réaliste : nous vivons sur une planète où les gens sont profondément enclins au bien. Cédez à votre nature et accordez votre confiance.
Ce livre me donne confiance et m’interpelle sur notre rôle de parents et d’enseignants. Faisons nous confiance dans l’autre et particulièrement dans l’enfant ? Faisons-nous suffisamment ressentir aux enfants la confiance dans l’autre ? Et si nous partions du concept que les enfants ont la plupart du temps l’envie de faire le bien autour d’eux.
Cela me rappelle un philosophe et professeur (dont je n’ai plus les sources) qui s’exprimait sur le métier d’enseignant et qui disait que tout enseignant doit avoir confiance dans l’avenir car nous donnons aux enfants les clés du monde de demain. Si en nous même nous pensons « voici les clés mais prudence, les gens ne sont pas bons et la vie est difficile », les enfants et les jeunes prendront-ils les clés facilement ? Certes le contexte, les enfants et les jeunes nous conduisent à redoubler d’efforts pour garder cette espérance mais celle-ci est sûrement une des clés pour aimer notre métier et pour l’avenir des jeunes que nous encadrons.
